L'école Florette Var est lauréate pour la troisième fois du concours ambitieux "Dis-moi dix mots".
Retour sur cette aventure pédagogique initiée par l'enseignant Soizic ARZUR.
Concours "Dis-moi dix mots" : Léo va sur la Lune par l'école Florette Var
(Cliquer pour accéder à la vidéo lauréate du concours et à la vidéo de présentation du projet)
Au cœur de cette aventure pédagogique, une ambition forte : fusionner l’apprentissage de la langue et l’expression artistique. Ce projet s'est révélé être un levier aussi riche que motivant pour explorer le vocabulaire. Fédérateur pour l'école, il a su mobiliser les élèves de la petite à la grande section autour d'un objectif commun. L’impact sur les apprentissages est d'ores et déjà tangible. Au-delà de l’enrichissement lexical, les enseignants observent un développement significatif de la syntaxe et une implication accrue dans la production d’écrits. Cette immersion est complétée par un volet d'éducation aux images permettant aux plus jeunes de poser un regard critique et éclairé sur le monde qui les entoure.
Du mot à l'écran
La réussite de ce projet repose sur une étroite collaboration en binôme avec la collègue Jackie Jervolino. Le travail débuté dès le 15 septembre a d'abord porté sur l'exploration lexicale en suivant la démarche Narramus, permettant une découverte collective des mots, avant de s'affiner en ateliers de langage par petits groupes de six élèves.
L'étape suivante a consisté à poser les bases du récit pour aboutir à la création d'une histoire commune. Pour donner une dimension professionnelle à cette démarche, l'école a accueilli une scénariste. Durant trois heures d'intervention, les élèves ont appris à décortiquer des courts-métrages, analysant avec précision les lieux, les dialogues et le déroulement. Ce travail a permis de transformer l'histoire de la classe en un véritable scénario. Il a également permis de répondre aux besoins techniques (accessoires, décors, montage).
Le projet a ensuite pris une dimension concrète durant les heures d'APC (Accompagnement Personnalisé Complémentaire). Épaulés par les ATSEM, les enfants ont fabriqué les décors en arts visuels. Après une phase de production d'écrits en novembre, le calendrier s'est accéléré avec une réalisation des prises de vue en décembre et janvier, durant les heures d'APC (Accompagnement Personnalisé Complémentaire), puis le montage final des images, enrichi par l'ajout des voix des élèves et d'une bande sonore courant janvier.
Un engagement citoyen aux références locales
Si l'an dernier les élèves s'étaient illustrés par une production en lien avec le patrimoine local et la préservation de l’environnement, cette année, inspirés par leurs travaux précédents, ils ont choisi de se mobiliser en faveur de la protection de la nature, la plaçant au centre de leur récit.
Ce choix s'inscrit dans une culture d'école déjà fortement tournée vers le développement durable. Entre les gestes quotidiens du tri sélectif, les ateliers pédagogiques au sein de l’école, la découverte de la déchetterie municipale grâce au soutien d’intervenants de la Mairie et la participation aux défis de Ma Petite Planète Scolaire, la sensibilisation environnementale est un pilier de l'établissement.
Impact sur les élèves
Si l’obtention d’un prix national vient couronner le talent des élèves, les bénéfices les plus profonds se mesurent au quotidien, dans l’évolution de leurs compétences. Ce projet a agi comme un véritable accélérateur de croissance, sur les plans linguistique, artistique et numérique.
Les enfants ne se sont pas contentés de créer ; ils ont appris à manipuler des outils technologiques complexes pour leur âge. De l’insertion d’images et de sons à l’utilisation de logiciels de présentation comme PowerPoint, ils sont devenus acteurs de leur propre production.
Plus essentiel encore, le projet a ouvert une réflexion sur le domaine de l’analyse d’images. En apprenant à décortiquer la construction d’une scène, les élèves commencent à comprendre que l'image est un langage et qu’on peut l’interroger : comment a-t-elle été construite ? Peut-on toujours s’y fier ? Cette éducation aux médias a considérablement boosté la confiance en soi de chaque enfant, faisant d’eux de jeunes citoyens plus avertis et fiers de leur réalisation.
Un défi à la portée de tous
S'il est tentant de penser que les élèves de maternelle peineront à mener un tel projet à son terme, l'expérience prouve le contraire. Tout l'enjeu pédagogique réside justement dans l'accompagnement, pour "les amener à franchir des montagnes, étape par étape" dixit madame ARZUR. Loin d'être une simple compétition, cet engagement est un levier exceptionnel pour travailler des dimensions linguistiques et cognitives profondes de manière concrète. Il ne faut plus hésiter : ces projets transforment la classe et valorisent le travail des élèves dès leur plus jeune âge. Le souhait est désormais que cette dynamique se propage et que de nombreux collègues, en maternelle comme dans les autres cycles, rejoignent cette aventure humaine et éducative pour les prochaines éditions.
Mise à jour : mars 2026







