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Histoire de l'académie

Histoire de l'académie

LA NAISSANCE POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE DE L’ACADEMIE

Du vice-rectorat à l’académie des Antilles et de la Guyane

C’est le décret n° 47-1287 du 27 juin 1947 qui crée les Vice-rectorats de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion.
Les Vice-rectorats sont placés sous l’autorité de l’Académie de Bordeaux, à l’exception de celui de la Réunion qui est placé sous l'autorité de l’Académie d’Aix-en-Provence. Un inspecteur d’Académie est alors nommé Vice-recteur dans chaque département. Il représente le recteur d’académie localement et est compétent pour l'enseignement primaire, secondaire, supérieur et technique, ainsi que pour l'administration de la jeunesse et des sports.

Cependant, la distance rend les démarches administratives difficiles et la tutelle des académies de l'Hexagone devient vite un handicap au développement de l’institution publique au niveau local.

Le décret n° 73-847 du 31 août 1973 crée l’Académie des Antilles et de la Guyane regroupant les Inspections Académiques de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique. Les services sont de plus en plus autonomes mais le fait que le siège de l’Académie soit en Martinique, pose des problèmes de gestion notamment pour les personnels.

 

La naissance inattendue de l’académie de la Guadeloupe

En novembre 1996, la situation est explosive en Guyane. Les lycéens mènent une grève sans précédent depuis trois semaines pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement. Le système éducatif guyanais connaît de graves dysfonctionnements et plus d’un millier d’élèves n’est pas scolarisé. De plus, l’administration rectorale (Académie Antilles-Guyane) ne prend pas en compte les préoccupations des élèves et des personnels de la Guyane.

Après quatre jours d’émeutes, le ministre de l’Education nationale, François BAYROU, et le ministre de l’Outre Mer, Jean-Jacques De PERETTI, se rendent en Guyane pour apaiser la situation.

Les organisations syndicales, soutenues par les lycéens, réclament d’une seule voix, la création d’un rectorat en Guyane. Leurs revendications seront entendues et le ministre de l’Education nationale, François BAYROU, annoncera la création d’un rectorat en Guyane.

En Guadeloupe, la revendication est déjà ancienne, les élus de toutes tendances et les syndicats réclament depuis longtemps la création d’un rectorat indépendant.

Le recours à la force ne sera pas nécessaire, le Premier ministre, Alain JUPPE, « donne son accord à la création en Guadeloupe d’un rectorat et d’une académie de plein exercice »  qui « permettra de prendre et d’exécuter au plus près des réalités de l’archipel et en liaison avec tous les partenaires locaux, les décisions nécessaires à la bonne administration de la politique d’éducation » .

Le rectorat de la Guadeloupe est créé par décret n° 96-1147 du 26 décembre 1996.

Jean-Pierre CHARDON, Professeur de Géographie, est nommé Recteur de l’Académie de la Guadeloupe.

 

« L’Etat major s’installe dans le cube »

Au mois d’Avril 1997, quelques mois après la création officielle du rectorat de la Guadeloupe, le nouveau Recteur d’Académie s’installe avec son équipe rapprochée, dans un nouveau bâtiment situé à Grand-Camp, « Le Cube ». « Un premier pas visible et symbolique » qui marque les débuts de l’administration rectorale.

Les moyens sont encore insuffisants mais le Recteur d’académie prend à cœur ses nouvelles fonctions et promet de réclamer plus de moyens financiers et humains.

Le premier organigramme est loin d’être idéal mais il met en exergue les principales missions du rectorat et confirme son existence.


La 1ère rentrée de l’académie de la Guadeloupe perturbée

« Il faut une montée en puissance du rectorat qui devra se faire rapidement pour être opérationnel ». Jean-Pierre CHARDON, Recteur d’Académie

Le 8 septembre 1997, le Recteur d’Académie, Jean-Pierre CHARDON, invite la presse à sa première conférence de presse pour présenter les mesures de la politique ministérielle et les conditions de la rentrée.
Alors qu’il se montre plutôt optimiste quant à l’évolution du rectorat et à l’augmentation des moyens, les syndicats restent pessimistes et réclament « un rectorat de plein exercice ».

Ce même jour, le mot d’ordre est lancé et la rentrée 1997 est compromise.

L’intersyndicale et les fédérations de parents d’élèves décident de bloquer la rentrée et le rectorat. Bien sûr la question des moyens dans le 1er et le 2nd degré est au cœur des débats, mais les syndicats réclament la déconcentration du mouvement, la gestion locale des affectations des enseignants et des moyens suffisants pour faire fonctionner cette « coquille vide » qu’est le rectorat de la Guadeloupe.

La rentrée 1997 débute donc par une grève menée par l’intersyndicale qui la caractérise alors de « rentrée scolaire la plus catastrophique que la Guadeloupe ait connue » tant les besoins en personnels sont grands et tant le rectorat se révèle être « une structure sans moyens ».

Le protocole d’accord du 12 septembre 1997 mettra fin à cet important mouvement de grève qui aura mobilisé une grande partie des personnels (voir annexe 2 : Protocole d’accord du 12 septembre 1997 entre le Recteur d’Académie, les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves).
En annexe de ce protocole, figure le transfert de compétences entre l’ancien rectorat de l’Académie des Antilles et de la Guyane et le nouveau rectorat de l’Académie de la Guadeloupe.

Compétences transférées au rectorat de la Guadeloupe pendant l’année 1997-1998 :

  • gestion des moyens - personnels de direction, enseignants et Administratifs, Techniques, Ouvriers, Sociaux et de Santé (ATOSS)
  • gestion des personnels Maîtres d’Internat/Surveillant d’internat (MI/SE)
  • Défense des contentieux devant le Tribunal administratif
  • Installation des Commission Académique Paritaire (CAPA) enseignants et ATOSS

 

 

LA POURSUITE DE LA CONSTRUCTION DE L’ACADEMIE

« Projet Académique 1999-2002 »

La jeunesse de l’Académie de la Guadeloupe fait du Projet d’Académie 1999-2002, un outil privilégié pour sa structuration. Il fut l’occasion d’une concertation rigoureuse et approfondie entre les représentants des corps de personnels, les services du rectorat et les partenaires de l’Académie (organisations syndicales, fédérations de parents d’élève, collectivités territoriales).

Le comité de pilotage, dont l’action était coordonnée par l’Inspecteur d’Académie, fut chargé en amont de faire remonter les résultats des « consultations de terrain » ; véritables cadres de réflexion et de repérages des problèmes de l’Académie, notamment au niveau du pilotage dans les établissements scolaires et au rectorat.

Le Projet d’Académie 1999-2002 avait pour principal objectif l’amélioration de la réussite scolaire des élèves.
Il a servi en outre, de base de travail pour passer d’un fonctionnement d’inspection académique dépendant d’un rectorat de la Métropole à un fonctionnement de « rectorat de plein exercice » dotée d’une gestion déconcentrée et d’une contractualisation des moyens accordés par le ministère de l’Education nationale.

2002 était le terme fixé par l’Académie de la Guadeloupe pour son 1er Projet d’Académie.
Un projet exemplaire au plan de la démarche et emblématique, parce que porté par l’enthousiasme qu’a généré chez l’ensemble des acteurs la création de l’Académie, synonyme d’avancées certaines et rapides.
Mais, ce projet s’est révélé trop ambitieux. Non dans son essence, car les carences importantes et les handicaps sévères qui caractérisent encore l’Académie attestaient de la validité des constats et des objectifs formulés en 1999, mais plutôt dans sa mise en œuvre.

Les objectifs annoncés étaient très ambitieux, difficiles à réaliser sur une courte période et peu ont été atteints.

Cependant, la dynamique de projet a tout de même permis à l’Académie de réaliser le renforcement de l’encadrement pédagogique (mise en place de relais pédagogiques, création de postes d’inspecteurs dans le 2nd degré, création de postes de conseillers pédagogiques dans le 1er degré, renforcement de l’encadrement administratif) et la dynamisation du champ pédagogique (actions innovantes, productions d’outils pédagogiques).

Contractualisation entre l’administration centrale du ministère et l’académie de la Guadeloupe - mars 2004

Après le bilan mitigé du 1er Projet académique 1999-2002, une démarche de contractualisation avec le ministère de l’Education nationale est engagée sous l’impulsion du Recteur d’Académie, Serge GUINCHARD (2003-2005), pour permettre un accompagnement spécifique de l’administration centrale dans la réussite du futur projet d’Académie.

Cette démarche entre dans le cadre de la politique de modernisation et de déconcentration du service public de l’Education nationale. Les contrats signés avec les académies déterminent les orientations stratégiques et les priorités d’actions de chaque académie en tenant compte des diagnostics approfondis et partagés avec l’ensemble des acteurs.

Le contrat entre l’Académie de la Guadeloupe et l’administration centrale du ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche est signé en mars 2004.

Il manifeste la résolution de l’Académie à développer et élargir les compétences professionnelles de l’ensemble des personnels dans un contexte aux caractéristiques mieux identifiées, et à renforcer les outils de pilotage académique.

Le contrat a permis d’intégrer une analyse des causes de l’échec relatif du 1er Projet académique liées principalement à la structure des établissements (taille), à l’évolution des pratiques et des structures pédagogiques et au malaise des enseignants.


« Projet d’Académie 2005-2008 »

Après la signature du contrat avec l’administration centrale du ministère de l’éducation nationale le 10 mars 2004, le projet d’académie 2005-2008 conforte ses orientations et précise les priorités qui devront être engagées pour les années à venir.

L’objectif principal a été de faire vivre le projet d’académie sans que personne ne soit oublié, ni dans la réflexion ni dans l’action.

Il doit aboutir à l’amélioration de la réussite des élèves, à la réduction des sorties sans diplôme et sans qualification reconnues et c’est pour cela qu’il repose sur trois principes essentiels :
La Synergie, pour faire émerger une vraie communauté et non pas une juxtaposition de corps et de cycles
Le professionnalisme, par une bonne formation initiale complétée en permanence et tout au long de la vie professionnelle.
La communication interne, pour convaincre chacun qu'il est un artisan du succès.

Les priorités sont donc de faire apprendre en repérant les difficultés d’apprentissage des élèves et l’intégration des conditions géographiques et socioculturelles existantes. De piloter l’académie en facilitant l’approbation d’outils de pilotage, en responsabilisant les acteurs et en mettant en œuvre un pilotage partagé.

 

Avenant au Projet d’Académie 2009-2012

En 2009, un avenant présentant une nouvelle architecture a été ajouté au projet d'académie.

 

« Projet d’Académie 2014 - 2017 »

Le nouveau Projet académique 2014-2017 est le fruit d’une réflexion partagée avec les différents partenaires de l’éducation, initiée en 2012 dans le cadre de la consultation académique sur la Refondation de l’Ecole. Il est orienté "HQE" Haute Qualité Educative.

Il affiche 5 priorités qui se déclinent en 35 fiches "actions" dont les acteurs de l’éducation doivent s'emparer pour un seul et même objectif : « Faire réussir tous les élèves ».

 

 

Extrait du dossier de presse réalisé à l'occasion des "10 ans de l'académie de la Guadeloupe" en 1997

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PDF icon 10 ans DOSSIER DE PRESSE.pdf3.54 Mo
9 novembre, 2016 - 12:48

A consulter

  • A l'occasion de l'inauguration du rectorat en mai 2016, une exposition retraçant l’histoire de l’administration de l’Ecole en Guadeloupe à travers les différents sites occupés depuis 1895, date de création du service de l’Instruction publique jusqu’ à 2015, a été réalisée.

Le saviez-vous ?

  • Depuis sa création en 1997, l'académie de la Guadeloupe a compté six recteurs :

    Jean-Pierre CHARDON, de 1997 à 2003,

    Serge GUINCHARD, de 2003 à 2005,

    Alain MIOSSEC, de 2005 à 2009,

    Laurent DEVER, de 2009 à 2011,

    Stephan MARTENS, de 2011 à 2014,

    Camille GALAP, depuis janvier 2015.