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Vice-champions aux Olympiades nationales de physique !

Au LGT Yves Leborgne de Sainte-Anne, quatre élèves de Première et Terminale S, inscrits dans le club de sciences, viennent de décrocher à Lille la seconde place du concours national « Les Olympiades de physique» en mesurant la vitesse de la lumière le 2 février dernier.

Bravo à nos élèves Luciani Mery, Alys Arnoud, Quentin Gomes et Martin Leclerc, qui sont partis pour défendre les couleurs du LGT Yves Leborgne et de l'académie à ce concours national à Lille.

Ils étaient les seuls représentants d'Outremer cette année et, malgré le froid, la neige et le décalage horaire, ils terminent sur la seconde marche du podium » s’extasie, ravie, la proviseure du lycée, Elisabeth Lepierre. « Nous sommes extrêmement honorés qu'ils aient représenté aussi brillamment leur établissement et leur adressons nos plus vives félicitations. Nous sommes très fiers de cette belle équipe qui illustre bien le niveau de nos élèves et l'engagement de leurs enseignants ».

Depuis septembre 2017, les quatre lycéens travaillaient sur un ambitieux projet, celui de mesurer la vitesse de la lumière. Pour atteindre leur objectif, il leur fallait reconstituer de A à Z l’expérience historique de Léon Foucault datant de 1862. La petite équipe s’est donc organisée en répartissant les taches comme suit : Alys Arnoud (Première S) a imaginé puis imprimé en 3D tout le matériel non disponible. L’expérience de Foucault nécessite la présence d’un petit miroir tournant à grande vitesse. Il y a un an, une première modélisation du prototype a été réalisée en plastique mais la matière ne répondait pas aux exigences expérimentales. Ce n’est qu’au cours de l’année 2018 qu’une nouvelle réalisation a vu le jour, en aluminium cette fois, façonnée par un atelier du lycée Charles Coeffin. Martin Leclerc (Première S), fan de modélisme, s’est tout naturellement proposé pour motoriser le dispositif à l’aide de moteurs de drones. Quentin Gomes (Première S), passionné par la programmation, a mis au point un programme avec un microprocesseur pour mesurer la vitesse de rotation du miroir. Enfin, Luciani Mery (Terminale S), à l’origine de ce pari un peu fou, s’est occupée de toute la partie optique (réalisation du montage à partir de laser, lentilles et miroir).

Durant tous ces mois de travail et de recherche, ces passionnés ont été encadrés par le professeur de sciences-physiques et chimie, Jean-Pierre Pichoud, responsable du club sciences. Ne comptant pas les heures, ils se sont démenés pour réunir les idées, le matériel et les fonds (foire aux gâteaux, …). « Mesurer la vitesse de la lumière dans un laboratoire de lycée, quelle belle idée ! Ce fût un réel plaisir d’accompagner ces élèves hyper motivés durant presque deux années en les conseillant pour qu’ils puissent mener leur projet à terme. Cette expérience restera longtemps dans nos esprits et, s’il y a une chose à en retenir, c’est qu’avec du travail et de la motivation, on peut se surpasser » résume l’enseignant.

Et, effectivement l’investissement a payé. Le 5 décembre dernier, le projet de l’équipe est sélectionné au niveau départemental, rentrant dès lors dans le cercle très fermé du quart des dispositifs expérimentaux encore en lice pour le concours final (dans le cas de la Guadeloupe, le centre d’examen était rattaché à Agen, et les élèves ont expliqué leur démarche par vidéo conférence).

Puis, les 2 et 3 février derniers, l’équipe des quatre lycéens, accompagnée de deux de leurs professeurs de sciences-physiques, Jean-Pierre Pichoud et Francine Sardan, se rend à l’université de Lille, où a lieu la finale du concours. Là, devant un jury composé d’une douzaine de spécialistes (professeurs de sciences-physiques, inspecteurs, chercheurs, etc.), les élèves reproduisent leur expérience en 20 minutes, avant de répondre à des questions très pointues pendant encore 20 autres minutes.

Ce n’est que le samedi soir, à l’issue des délibérations du jury, que les résultats tombent : le second prix des Olympiades de physique est attribué aux élèves du LGT Yves Leborgne, signant la deuxième qualification guadeloupéenne de l’histoire de ces Olympiades. L’expérience de la mesure de la vitesse de la lumière a séduit les spécialistes par son côté innovant et par la collaboration efficace des membres de l’équipe.

« La préparation à ce prestigieux concours a exigé de nous persévérance, rigueur et ingéniosité sur une longue période de travail et sur notre temps libre. Aussi est-ce très gratifiant que nos efforts soient récompensés. Au-delà, cette expérience m’a permis d’affiner mon choix d’orientation, mais aussi de collaborer avec des camarades passionnés de physique, de travailler en équipe en mettant nos talents à profit et de façon complémentaire » souligne Luciani Méry, élève de Terminale S.

 

Stéphanie TOLLET, professeur documentaliste