Calendrier des vacances scolaires

Une semaine des langues riche et passionnante à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin !

Quelques temps forts qui témoignent de la mobilisation et de la motivation des enseignants et des élèves...

 Au collège Mont des Accords…

C’est au CDI qu’un accueil particulier a été réservé à Madame Patricia ADAMS. Cette dernière, née à Anguilla, y a travaillé comme animatrice radio, opératrice téléphonique et en 2005, après 18 années d’enseignement en école primaire, elle a pris sa retraite.

Poète, auteur-compositeur et dramaturge, « teacher Patsy » comme aiment à l’appeler affectueusement et respectueusement ses compatriotes, a fait la traversée en bateau pour assurer une coopération éducative pertinente. Pour le plus grand bonheur des élèves d’une classe de 6ème et d’une classe de 5ème, Madame Patricia ADAMS s’est pliée volontiers au programme que les professeurs d’anglais, Madame Jacqueline LUBINO, MM. Anthony GOMBIS et Pascal DIJON lui avaient concocté.

La rencontre avec l’auteure a fait suite à la présentation d’un thème cher aux habitants de Saint-Martin, « L’île de Saint-Martin et celle d’Anguilla partagent-elles un héritage commun ? ». Puis, teacher Patsy a mis sa casquette de poétesse pour déclamer quelques uns de ses poèmes sur la culture locale et l’éducation. Un passage tiré de son roman intitulé « Blue Beans » entièrement écrit en anglais local d’Anguilla, a servi de base à des interactions à propos de l’anglais vernaculaire des deux îles. Répertoriés dans « Mouthspeeches » qui n’est autre qu’un recueil de mots et d’expressions typiques anguillais signé de Patricia ADAMS, les élèves n’ont eu aucun mal à trouver les équivalences en anglais dit « standard English ».

Cette rencontre éducative longue de trois heures s’est terminée par la mise en place d’ateliers comptant 4 à 6 élèves. Ces derniers, sous l’expertise de teacher Patsy, se sont trouvés dans la peau d’écrivains en herbe avec pour objectif de s’exercer à l’écriture créative. Ils ne sont pas prêts d’oublier la leçon que leur a martelée la spécialiste : « A good writer is a good reader! ». En sus des premiers outils qui ont été donnés aux élèves afin de susciter des vocations, Madame Patricia ADAMS a non seulement ouvert une fenêtre sur la littérature caribéenne mais  a également permis aux jeunes de faire le lien entre leur environnement quotidien et l’écriture. Voilà une bien belle manière de combiner imagination et littérature tout en améliorant son expression écrite ! Après tout, à l’instar de Madame Patricia ADAMS, la culture, le patrimoine, les us et les coutumes ne sont-ils pas autant de sujets à portée de main de nos élèves ?

À l’issue de cette studieuse matinée, le professeur coordonnateur, Monsieur Anthony GOMBIS, nous a confié : « Un extraordinaire temps de travail durant lequel mes élèves et ceux de mon collègue Pascal DIJON se sont régalés et ont appris des tas de choses intéressantes concernant la littérature caribéenne. Cela a été l’occasion pour eux de comprendre à quel point leur environnement quotidien, celui qu’ils côtoient tous les jours, servait d’inspiration à nos écrivains caribéens pour asseoir la base de leur écriture notamment dans le processus de la création des intrigues, des décors ou encore des personnages de leurs romans, poèmes ou autres. Cette rencontre a été un vrai moment de partage entre les élèves et l’auteur, j’en veux pour preuve la formidable interaction au moment des « Questions and answers », moment au cours duquel les élèves ont posé une série de questions plus intéressantes les unes que les autres et ils demeuraient suspendus aux lèvres de Madame Patricia ADAMS pour chacune des réponses apportées. Une matinée qui restera, à mon humble avis, gravée dans leur mémoire ».

M. Anthony GOMBIS et ses collègues devront veiller à ce que les stylos ne se posent et ne se reposent de trop et profitons pour leur donner rendez-vous pour d’autres approches pédagogiques aussi innovantes que ce « Let’s write ! ».

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Au collège Soualiga…

Les professeurs ont opté pour une semaine des langues « colorée », plus colorée que d’habitude afin de rompre avec la morosité des circonstances climatiques instaurée par l’ouragan Irma. Chaque jour des six de la semaine a vibré aux couleurs et au rythme d’un pays hispanique ou caribéen.

Le lundi, le Pérou était mis à l’honneur avec sa « Vals criollo peruano », le mardi c’était au tour des Antilles françaises avec le « Zouk », le mercredi, la Colombie offrait son « Vallenato », le jeudi, le « Reggae » faisait un clin d’œil à certaines îles anglophones avant de laisser la place à l’Espagne pour un « Pop rock espagnol » le vendredi et finalement, le samedi, c’était à l’Argentine que revenait le privilège de clôturer la semaine avec son « Tango ».

Invités à quitter l’uniforme exceptionnellement, les élèves devaient alors se vêtir d’une tenue aux couleurs du pays sélectionné et les sonneries étaient programmées en fonction des musiques retenues. Et… pour parfaire les connaissances des uns et des autres, le rez-de-chaussée des bâtiments servait de lieu d’exposition et donnait à voir des panneaux informatifs sur les différents pays, panneaux réalisés par les élèves des classes de 5ème.

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Au collège de Quartier d’Orléans…

Cuba, la plus grande des îles de la Caraïbe, a été présentée sur toutes ses facettes. Pas moins de six stands exhibaient en trois langues : français, anglais et espagnol la richesse et la beauté d’une île connue pour sa musique, son histoire et ses divinités afro-cubaines, « Las Orishas ».

Les exposants revêtus pour l’occasion de costumes typiques guidaient les visiteurs par leurs explications et animaient la découverte de leurs stands respectifs par une danse ou une mise en scène. Toutefois, le programme de cette semaine ne s’est pas limité à une exposition. En effet, un mini-concert donnant à entendre entre autres, la chanson intitulée « El tren » du talentueux groupe « Vocal Sampling » se contentant d’utiliser uniquement les voix pour réaliser sons et notes de musique ou encore la salsa « Guajiro Natural » de Polo MONTAÑEZ, une mise en scène théâtrale de la célèbre œuvre d’Ernest HEMINGWAY, « The Old Man and the Sea » de même qu’une séance de cinéma très instructive venaient ponctuer cette semaine, accentuant ainsi un voyage à Cuba en évitant le déplacement. Quel bon choix que celui du film «¡Viva Cuba! » de Juan Carlos CREMATA MALBERTI pour faire découvrir aux élèves les grandes villes de Cuba, les moyens de transport utilisés sur l’île et un système éducatif autre que le leur avec en écho « El tren ».

Professeurs de lettres, d’anglais, d’espagnol, d’éducation musicale et d’éducation physique et sportive ont fait lors de cette semaine des langues la démonstration d’une transversalité des savoirs effective et ont ainsi mis l’interdisciplinarité au service des apprentissages de leurs élèves.

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Au collège Mireille Choisy…

Le choix s’est porté sur des animations à caractère linguistique pendant les récréations selon le programme suivant :

  • lundi : quiz culinaire ;
  • mardi : challenge inter-langues ;
  • jeudi : portraits chinois ;
  • vendredi : quiz musical.

Les élèves qui ont fait preuve de concentration, ont relevé des défis et se sont livrés à une compétition saine ont été récompensés par de nombreux lots. Mais cette semaine a été surtout marquée par l’envolée de Lou CHAUVIN, élève de la 6ème bilingue, pour la Guadeloupe afin de prendre part au concours « Spelling Bee », temps fort de la semaine des langues dans l’académie Guadeloupe. Ci-après, un très bel article relatant l’aventure de Lou et rédigé par Madame Amandine BARON, professeur d’anglais au collège Mireille Choisy :

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Une petite Lou pour un grand moment !

Lorsque l’on rencontre Lou CHAUVIN pour la première fois, ce que l’on voit en tout d’abord c’est une petite jeune fille de 10 ans, d’allure plutôt timide. Mais vous n’êtes pas sans l’ignorer : les apparences adorent nous jouer des tours. En effet, dès l’instant où la conversation s’engage, on oublie très vite cette image de fillette introvertie et on découvre une jeune fille très loquace faisant preuve d’une culture hors norme pour son âge.

L’histoire commence le mercredi 11 avril 2018 dans notre petit collège de Saint Barthélemy, lors de la phase de sélection pour le concours d’épellation en anglais Spelling Bee, organisé par le rectorat de Guadeloupe dans le cadre de la Semaine des Langues. Lors de ce concours, très populaire aux Etats-Unis, les élèves de 6ème doivent épeler des mots en anglais selon des règles strictes. De nombreux élèves du collège Mireille Choisy se présentent donc pour avoir une chance de participer à la finale académique qui aura lieu en Guadeloupe. Parmi eux, Lou CHAUVIN, élève de la 6ème bilingue.

Lou terminera à la 2ème place de cette première épreuve de sélection intra-établissement après une lutte serrée avec un autre élève de la classe bilangue. Cette « défaite » la laissera très déçue cependant ce sont les règles du concours et il faut les accepter. Mais rassurez-vous, car la déception sera de courte durée. Suite à un empêchement, l’élève sélectionné ne pourra pas se rendre en Guadeloupe pour la finale. Lou se retrouve donc embarquée dans sa première grande aventure en solitaire et cela la ravit.

Mais comme les bonnes histoires ne sont pas les plus simples, rien n’était encore gagné pour la jeune Lou car ses parents eux, n’éprouvaient pas le même enthousiasme à la laisser partir si loin, qui plus est avec une inconnue (moi-même). C’est à ce moment que tout le talent de négociation de la principale du collège, Mme Mona GOB, entre en scène. Elle saura employer les bons arguments pour convaincre les parents de la petite Lou de la laisser tenter sa chance.

C’est ainsi que le lundi 14 mai, Lou et moi nous envolons direction la Guadeloupe. À notre arrivée, nous attend Mme GOB qui nous emmène au Lycée Hôtelier du Gosier pour y passer la nuit. Après une bonne pizza et une glace afin de nous donner des forces pour le lendemain, nous nous couchons en rêvant à la victoire. La logique voudrait que Lou, épuisée par le voyage et toutes ces émotions s’endorme sans problèmes ou bien que cette première nuit sans ses parents la rende triste. Je m’étais donc préparée à devoir la consoler et la rassurer, mais c’était sans compter sur l’excitation de Lou. Ainsi, je m’endormis la première, bercée par un flot continu de paroles racontant des histoires de Pokémons ou de Minecraft.

6h00 le lendemain matin. Il est temps de se préparer à partir. Le rendez-vous est à 8h30 au Lamentin, nous devons quitter le lycée à 7h00. Lou ne dit rien mais je vois bien qu’elle ne comprend pas trop pourquoi nous devons partir si tôt, elle qui est habituée aux courts trajets sur sa petite île. Elle comprendra quelques minutes plus tard, lorsque nous serons coincées dans les embouteillages sur la Riviera. Ce sera l’unique moment ou elle montrera de la nervosité à l’approche de ce qui sera peut-être un grand moment de joie ou, de ce qu’elle redoute le plus, une défaite. Car Lou en est consciente : elle ne sait pas gérer l’échec. Sa plus grande peur est de se mettre à pleurer, ou pire, d’être éliminée. C’est une compétitrice, participer ne lui suffit pas, c’est la victoire qu’elle vise. Elle repense aux paroles de sa maman avant le départ : « Tu ne dois pas pleurer si jamais tu ne gagnes pas ». Elle aussi sait comment peut réagir sa fille dans ces cas-là.

La suite montrera à quel point nous avions tous sous-estimé cette enfant qui, avec 1 an d’avance est parmi les premiers de sa classe. Une classe bilingue qui plus est, avec 5 matières enseignées en anglais !

Nous arrivons sur le site, le lycée Bertène JUMINER du Lamentin. L’école est immense et vraiment belle. Elle est entourée d’arbres et il y a de nombreux espaces verts ainsi que des tables et des carbets où les élèves peuvent se regrouper entre amis. Lou observe en restant concentrée, on y est presque.

La finale se déroule dans la salle polyvalente. Lorsque nous y entrons, nous découvrons une immense pièce. Des chaises ont été installées afin d’accueillir les invités et les candidats. Dans le fond, une grande table sur laquelle des rafraîchissements et des viennoiseries sont mis à disposition. Les organisateurs ont pensé à tout. Les candidats s’installent aux deux premiers rangs. Ils sont 25 et représentent tous une école de l’académie de la Guadeloupe et… il y a une des îles du Nord. Face à eux, une large estrade où sont assis les membres du Jury. Le tout est assez impressionnant. Je tente de rassurer Lou, je lui répète encore les conseils : « N’oublie pas de faire répéter en cas de doute, n’hésite pas à demander la mise en contexte du mot dans une phrase, reste bien concentrée, prends ton temps surtout, … ». Nous nous entraînons une dernière fois en épelant des mots au hasard quand, …

… ça y est, c’est parti.  Le premier tour commence avec des mots de trois lettres. Les candidats s’enchaînent puis arrive le tour de Lou, « his », je croise les doigts, « H-I-S », ouf, ça passe. Vient ensuite le deuxième tour avec des mots de quatre lettres. Même rituel, Lou entre en scène, « open », elle s’empare du micro, je n’ose plus respirer, « O-P-E-N », c’est bon ! Je resterai ainsi en apnée une bonne quinzaine de fois, c’est le nombre de tours qu’il faudra avant de parvenir aux portes de la finale. Car les candidats sont tous des adversaires de taille et tous veulent la victoire pour faire la fierté de leur école et de leur famille. Deux heures ! 120 minutes d’une lutte acharnée pendant laquelle les concurrents nous tiendront en haleine jusqu’à la demi-finale.

Ils ne sont maintenant plus que trois, et comme vous l’avez sûrement deviné, Lou est encore en piste ! Les demi-finalistes doivent épeler des mots de dix lettres, watermelon, helicopter, everything, … les mots défilent, mais aucun ne veut lâcher, « It’s a real thrill ! » comme diraient les anglais. Le public est captivé par l’intensité de la compétition. Quand tout d’un coup, c’est le drame.

J’ai beaucoup de peine pour le jeune garçon qui vient de buter sur un mot. Il ne peut retenir ses larmes en retournant s’asseoir. Lou comprend alors qu’elle vient d’accéder à la finale ! Incroyable ! Mais plutôt que de se réjouir, elle s’assoit à côté du jeune garçon qu’elle ne connaissait pas quelques heures auparavant, pour le consoler. Je trouve ce geste vraiment touchant. Elle est comme ça Lou, elle ne cesse de vous surprendre.

C’est fait, l’heure de la finale a sonné et sur le moment je me dis que ce voyage, qui n’était vraiment pas gagné d’avance, en valait réellement la peine. Ce n’est pas tous les jours que notre petit collège peut faire parler de lui, surtout après la dure période que nous venons tous de traverser et dont nous subissons encore les conséquences aujourd’hui. Alors, voir Lou se hisser jusqu’en finale est le meilleur cadeau qu’elle pouvait offrir à son collège. Elle se retrouve face à une jeune fille de son âge qui part avec un sérieux avantage : elle parle couramment anglais. Ça ne va pas être facile. Lou se défend très bien et elle épelle ses quatre premiers mots avec succès. Puis arrive le mot qui fera tout basculer : « enormous », Lou hésite, aïe, ce n’est pas bon signe. Elle demande de répéter puis d’utiliser le mot en contexte. Elle suit les conseils, c’est bien. Elle se lance : « enormous, *E-N-O-R-M-U-S ».

C’est ainsi qu’au bout de plus de deux heures, après avoir épuisé tous les mots de la liste officielle plus ceux d’une liste complémentaire, avec au départ 25 candidats ayant toutes leurs chances de remporter la victoire, Lou termine en deuxième position. La déception se lit clairement sur son visage et sa lèvre tremble, elle sait que la première marche ne sera pas pour elle, je me dis que ça y est, elle peut craquer à tout moment et qui sait comment elle va réagir ?  Mais vous le savez maintenant, Lou est pleine de surprises et comme je vous le disais précédemment, nous l’avions sous-estimée car pas une larme ne s’échappa et comme une ironie du sort, ce fut la seule candidate qui ne pleura pas sous le coup de la déception.

Petite Lou était devenue grande. Pleurer n’est pas le problème, ce n’est ni une marque de faiblesse ni un manque de maturité, bien au contraire, mais pour Lou, c’est sa gestion de l’échec qui lui faisait peur. Alors, réussir à contenir son émotion et à voir au-delà de la défaite fut pour elle une source de fierté encore plus grande que sa performance au concours.

Nous repartîmes heureuses et épuisées par tant d’aventures. Lou avait hâte de retrouver les membres de sa famille pour leur raconter cette expérience plus qu’enrichissante. À l’arrivée à Gustavia le mardi soir, quelle ne fut pas sa surprise d’y retrouver sa professeure d’anglais Mme Katia BERRY qui l’attendait avec une impatience et une fierté non feintes car je peux vous le dire, c’est en grande partie grâce à ce professeur dévoué que Lou a pu atteindre cette deuxième place. Ses parents aussi étaient présents, je leur ai rendu leur fille et tout le monde s’est séparé dans la joie et la bonne humeur.

Merci petite Lou pour ce grand moment passé ensemble. Merci d’avoir si bien représenté notre île !

Et pour ceux qui nous lisent, restez à l’affût car Saint-Barthélemy regorge de jeunes talents qui ne demandent qu’à se faire connaître. Alors, je vous dis à très bientôt !

 Amandine BARON, Professeur d’anglais au collège Mireille Choisy

 

Au lycée de la cité scolaire Robert Weinum…

Une visite guidée de l’établissement était proposée à l’invitée du jour par un petit groupe d’élèves au portail d’entrée qui, rivalisant de sourires et de mots de bienvenue, s’exprimaient avec aisance et assurance en anglais. L’écrivaine d’Anguilla, Madame Patricia ADAMS, plus connue sous l’appellation de « Teacher Patsy », pouvait alors faire son entrée dans la salle polyvalente du lycée où 80 élèves l’attendaient. Décorée pour l’occasion aux couleurs de divers drapeaux, entre autres ceux de Saint-Martin, de Sint Maarten mais aussi d’Anguilla, par des élèves volontaires et le professeur responsable du projet, Madame Dominique GENE, la rencontre promettait d’être inoubliable. Le groupe Euro de 1ère ES prenait alors le relais pour animer les interactions. Une projection commentée donnait à découvrir l’île voisine, autrefois considérée comme l’île sœur et trop peu connue aujourd’hui par les jeunes de Saint-Martin. Des jeux de questions-réponses sur l’auteur, sur l’anglais dit « Nation English », des devinettes pour trouver des expressions et proverbes typiques anguillais et saint-martinois servaient d’entrée en matière à deux exposés de l’auteure sur les thèmes suivants : « The historical and cultural heritage between Anguilla and Saint-Martin » et « The importance to preserve our dialect ». Les adolescents captivés par ces sujets n’hésitaient pas à profiter de la présence de teacher Patsy pour pousser la réflexion.

Puis, les rôles ont été inversés. Si la lecture et l’explication de certains textes par l’auteure avaient jusqu’alors absorbé les jeunes, la théâtralisation d’autres textes de même que la mise en voix de poèmes ou bien les illustrations inspirées d’extraits du roman « Blue Beans » surprenaient Madame Patricia ADAMS qui, l’espace de quelques minutes, était devenue spectatrice de ses propres œuvres. Avant de dédicacer certaines de ses dernières, précieux supports pour assurer la continuité des apprentissages, les deux derniers vers de son poème intitulé « Flowers », I love to hear somebody say « These flowers are for you » initiaient l’offre d’un magnifique bouquet de fleurs. Refoulant ses larmes, elle offrait à son tour à son auditoire une de ses chansons : « Until you try ». Les lycéens debout, ont entonné tous en chœur, avec conviction, le refrain « You’ve got to try and try You must aim for the sky Reaching, climbing every day Never stopping along the way You’ve got to try and try Keep reaching for the sky For you’ll never know what you can do Until you try ». Toutefois, c’est le partage d’un savoureux déjeuner entièrement concocté à partir d’un savoir-faire traditionnel saint-martinois qui allait clôturer cette rencontre inédite.

Qualifiée par Madame Cécilia CHARLES, un des professeurs d’anglais de la cité scolaire, de grande dame, d’exemple vivant de réussite professionnelle, familiale et spirituelle, l’étudiant Jonathan HODGE WILLIAMS, quant à lui, nous a confié « Personally she inspired me to write » alors que Ashanté FAROUIL, une autre lycéenne, a promis de mettre en pratique les conseils de cette écrivaine caribéenne : « When you are going through something difficult in life…just take a deep breath and write about it, express youself on paper rather than using useless energy and let it all out ! When writing you’ll always have the last word! »

Evelyne FLEMING, chargée de mission auprès de l'IA-DAASEN de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin

Les élèves de Soualiga Les élèves du Mont des Accords Les élèves du Mont des Accords Les élèves du Mont des Accords Les élèves du collège de Quartier d'Orléans Les élèves du collège de Quartier d'Orléans Les élèves du collège de Quartier d'Orléans Les élèves du collège de Quartier d'Orléans Les élèves du collège de Quartier d'Orléans Les élèves de Mireille Choisy Les élèves de Mireille Choisy Les élèves de Mireille Choisy Les élèves de Mireille Choisy Les élèves de Mireille Choisy Les élèves de Robert Weinum Les élèves de Robert Weinum Les élèves de Robert Weinum Les élèves de Robert Weinum