Calendrier des vacances scolaires

Le volcan, support d’apprentissage interdisciplinaire

C’est dans le cadre d’un EPI portant sur la thématique « Corps, santé, bien-être et sécurité » que  les 27 élèves de la 3ème A du collège Fernand Balin se sont rendus, le 3 février, à la Soufrière pour l’escalader et l’observer tout en apprenant à gérer l’effort.

Accompagnés de leur professeur de SVT, Morgan Péjac, et de leurs deux professeurs d’EPS, Philippe Edouard-Aimable et Vincent Morat, ils sont partis d’Anse-Bertrand vers 7h45 pour arriver près de l’université de Saint-Claude environ deux heures plus tard. Là, un minibus les attendait pour les conduire aux Bains jaunes.

Deux groupes d’élèves avaient été préalablement constitués : un groupe d’expansifs et un groupe en difficulté sportive. Ce second groupe a été le premier à partir en direction du toit de la Soufrière. Après 2h30 d’effort, ponctuées de nombreuses pauses, il est enfin arrivé au sommet, rejoint 10 minutes avant l’arrivée par les camarades du deuxième groupe. La classe a déjeuné sur place avant d’entamer la descente.

Ce jour-là, le temps était exceptionnel, offrant aux yeux des randonneurs une vue très dégagée. Les élèves ont pu découvrir l’étagement de la végétation et observer la structure du volcan, la forme de son dôme caractéristique des volcans de type explosifs, et ses gouffres avec les fumerolles qui en sortent.

Les chemins étaient secs mais le soleil ardent a entraîné une pénurie d’eau. Tout au long de la marche, les professeurs ont effectué des mesures de paramètres physiologiques (fréquence respiratoire et fréquence cardiaque) au repos et à l’effort afin que les élèves constatent par eux-mêmes que le corps change. « En à peine quelques minutes d’effort, le rythme cardiaque et la respiration augmente fortement. Les élèves ont bien ressenti ces phénomènes : essoufflement, incapacité de parler, etc…

De plus, une randonnée comme celle-ci demande de la concentration : à la montée, il faut gérer l’effort cardiaque, à la descente c’est le poids du corps qu’il faut dompter. Durant les 4h30 de marche au total, nous n’avons cessé de rappeler les consignes de sécurité, d’autant que la plupart des élèves ont peu l’habitude de l’effort et sont, de ce fait, dans une condition physique très moyenne » explique Vincent Morat.

« Cette sortie répond en outre aux objectifs de désenclavement fixés par le Ministère de l’Education nationale. Selon le sondage que l’on a fait, 16 élèves sur les 27 étaient déjà allés au pied de la Soufrière et seuls trois l’avaient gravie. Aussi, malgré la difficulté que certains ont ressenti, pendant et après l’effort  (courbatures le lendemain, une entorse à déplorer), et surtout en raison d’une mauvaise gestion de l’effort, les collégiens ont bien apprécié la découverte de leur patrimoine » complète Philippe Edouard-Aimable.

L’ascension de la Soufrière est une expérience qui restera donc gravée dans les mémoires, d’autant que cette sortie pourra être présentée à l’oral au brevet des collèges sous forme de diaporama commenté par exemple.

Stéphanie TOLLET

 

Elle a dit :

Dilcyna Dildee : «  Etant une élève assez sportive et dynamique, je pensais que la randonnée allait être assez facile. Nous avons pris exactement 4h30 pour l’aller-retour. Les pentes sont très difficiles et vertigineuses. Concernant la gestion de l’effort, j’ai constaté que j’avais du mal à contrôler ma respiration. Malgré tout, j’ai quand même atteint le sommet de ce volcan explosif pour la première fois de ma vie, et je remercie les professeurs pour cette découverte »

 (1) http://eduscol.education.fr/cid87584/le-college-2016-questions-reponses.html

 

 

Classe 3ème A : Les 27 élèves de la 3ème A du collège Fernand Balin ont eu la chance de découvrir, pour la plupart d’entre eux, la Soufrière. Ils se sont rendus compte par eux-mêmes que la connaissance de cet environnement demandait une bonne gestion de l’effort.

Etage 1 : Tout au long du chemin, la végétation change. De 950 mètres à 1100 mètres, c’est la savane à mulets, caractérisée par de grands arbres typiques de la forêt tropicale qui garantissent un ombrage apprécié des randonneurs.

Etage 2 : De 1100 mètres à 1400 mètres, vient le maquis. Les arbustes y mesurent de 1 à 2 mètres et sont exposés au vent.

Sommet : De1400 mètres au sommet, après des efforts intenses, on peut découvrir une végétation rase (herbes, mousses, …) constituée de plantes qui supportent l’acidité des fumerolles, comme l’ananas sauvage jaune ou rouge. C’est la prairie sommitale.

Volcan : La Soufrière est en forme de dôme, ce qui est caractéristique des volcans de type explosif. Il n’y a pas de cratère à proprement parlé car le magma, en remontant, forme un bouchon qui devient un dôme. Le dégazage de la Soufrière se fait par les gouffres qui se créent au fur et à mesure des éruptions phréatiques. En 1976, l’éruption fut justement de ce type, comme au moins les huit autres qui la précédèrent. Le dôme s’est formé vers 1500, date approximative de la dernière éruption de magma. Les blocs de roche que l’on rencontre ont été projeté lors de la dernière explsion. Ils témoignent de la violence et de la puissance de cette dernière.