Calendrier des vacances scolaires

Semaine des mathématiques 2018

La Semaine des mathématiques a pour objectif de montrer à tous les élèves des écoles, collèges et lycées ainsi qu’à leurs parents, une image actuelle, vivante et attractive des mathématiques. Elle se déroulera du 12 au 18 mars 2018 dans les écoles, collèges et lycées. Des opérations seront également organisées en extérieur.

Chaque année, cette semaine s’attache à sensibiliser le grand public à l’aspect culturel des mathématiques en montrant le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’histoire de l’humanité, notamment du point de vue de la compréhension scientifique du monde.  Elle entend ainsi valoriser les nombreuses actions mises en œuvre tout au long de l’année en faveur du rayonnement des mathématiques.

Cette opération est également l’occasion de souligner l’importance qu’ont les mathématiques dans la formation des citoyen·ne·s (contribution à l’apprentissage du raisonnement, structuration de la pensée, etc.) et dans leur vie quotidienne (nombres, formes, mesures, sciences du numérique, etc.). Cette semaine permet également de mettre en évidence la variété des métiers dans lesquels les mathématiques jouent un rôle majeur, ainsi que la richesse des liens que les mathématiques entretiennent avec d’autres disciplines, qu’elles soient scientifiques, techniques ou artistiques (musique, littérature, arts visuels).

S’inscrivant pleinement dans les orientations de la Stratégie mathématiques  de 2014, la Semaine des mathématiques permet de faire découvrir à tous les élèves le plaisir de faire des mathématiques et favorise l’éclosion d’une véritable culture scientifique.

 

VOIR LE PROGRAMME ACADEMIQUE DE LA SEMAINE DES MATHEMATIQUES 2018

 


Thématique 2018 : Mathématiques et mouvement

Regarder les étoiles qui tournent dans le ciel, une volute de fumée ou un oiseau qui passe, voir une pomme tomber, rêver, et prendre au sérieux ses rêves. C’est toute une histoire des noces entre les mathématiques, l’imagination et la nature que nous invite à redécouvrir cette Semaine des mathématiques 2018.

Bien avant de permettre à l’être humain de voir la lune de plus près, les mathématiques du mouvement ont été avant tout l’occasion de calmer notre angoisse devant l’instabilité des mondes. Savoir que le jour se lèvera à nouveau dans six heures, que la crue du Nil reviendra dans un an, autant d’expériences de pensée qui changent la vie du petit enfant et le cours des civilisations. Prévoir et rassurer, mais aussi rendre l’univers plus familier en insérant la course des étoiles lointaines dans des cercles, en plaçant les planètes dans les solides platoniciens, en un mot célébrer l’harmonie géométrique et musicale de la nature. Évidemment, l’enfance n’a qu’un temps et les mathématiques elles-mêmes nous ont plusieurs fois chassés de ce paradis de sphères et de solides parfaits. Mais Galilée et Képler, tout en rompant notre illusion première, ont en même temps renforcé le lien entre le mouvement et les mathématiques, en substituant peu à peu à l’intuition et à la sensibilité la pure abstraction des lois et des rapports. Newton, puis Einstein, ont poursuivi cette évolution jusqu’à atteindre ce moment où au travers de la relativité générale, la notion même de mouvement semble devenue simplement l’ombre portée par les équations mathématiques sur le monde.

Mais quittons un instant les étoiles pour revenir sur la terre ferme, où les trains circulent et les fusées décollent et où l’alliance entre mathématiques, physique et technologie ne cesse de faire rouler, glisser, déplacer, décoller les objets et les êtres. Les mathématiques modélisent, calculent, prévoient. Envoyer un être humain dans l’espace ? Newton et Euler devraient grandement vous aider ! Le faire revenir vivant ? Là, c’est plus difficile, mais un peu de trigonométrie, beaucoup de calculs devraient vous être utiles, et connaissez-vous cette nouvelle science qu’on appelle informatique ?

Et le futur, dans tout cela ? Et le monde virtuel, où le mouvement est celui des données et des capitaux, de quoi ses mouvements sont-ils faits ? D’idées ? De rien ? De zéro et de un ? Et l’internaute qui circule sur la toile, et la rumeur qui se diffuse dans la ville, de quels types de mouvement s’agit-il ? À coup sûr de mouvements qui seront modélisés, calculés, prévus par les mathématiques d’hier et de demain.

Pour boucler la boucle, revenons au commencement, à ces cubes que l’on déplace, à ces objets qui apparaissent et qui disparaissent et que l’on compte à peine nés, au rythme et à la danse, à la sensation des nombres et des figures. Remettre le corps et la sensation au cœur des mathématiques, retrouver la joie de la compréhension, voilà l’un des objectifs de cette semaine. Et avant tout le plaisir de la surprise et du hasard. Car, et c’est l’un des nombreux paradoxes dont la science est coutumière, c’est là où le désordre est le plus grand, au sein des mouvements de particules, ou de l’évolution des nuages, que les mathématiques déploient le mieux leur capacité de prédiction et de modélisation. Alors faisons confiance au poète, suivons le coup de dé et invitons les élèves à entrer à nouveau dans la danse des mathématiques et du mouvement.