CM1-CM2

Le projet de classe : L'atelier musical

La musique traditionnelle de la Guadeloupe est le reflet de la société antillaise, résultat d’apports pluriethniques (européens, africains, indiens et caraïbéens )au fil des siècles qui se sont écoulés.

Au XVIIIè siècle, le système des grandes plantations a donné naissance à une forme de musique issue de la rencontre des Européens et des esclaves africains : le quadrille.

Au XIXè siècle, le système des petites plantations et le développement des centres urbains a donné naissance à d’autres formes de musique  comme le Gwo Ka et la Biguine.

Des Caraïbes à aujourd’hui, le rôle social de la musique et les pratiques sociales ont évolués. De nouveaux instruments sont apparus.  

Dossier 1 : 

Les musiques traditionnelles de la Guadeloupe

LES EVOLUTIONS AU COURS DES SIECLES  

PERIODES

RYTHMES ET

INSTRUMENTS

ROLE SOCIAL

PRATIQUES SOCIALES

Les précolombiens

Flûte

Calebasse remplie de graines

Chants tristes, lugubres.

Magico-religieux :

Eloigner les Maboyas

(mauvais esprits )

Lors des éclipses de lune.

Danses de guerre.

XVIIIè siècle

 

Les

 

Africains

 

Tambour, Ti bwa, waka.

calenda, laghia(Martinique ).

Sové vayan ( Guadeloupe )

Bel air,

 

Défi au groupe dominant.

Entraînement au combat car les armes sont interdites.

Fierté du village.

 

Veillées, fêtes patronales.

Rassemblements le dimanche :bamboula.

 

XIXè siècle

 

 

 

 

Après 1848 : les indiens

Gwo ka (7 rythmes)

Ka, siyak, calebasse, flûte.

Quadrille ( 4 figures )

Accordéon, tambour ,triangle, Guitare, conque de lambi

 

Musique indienne : matalons, (tambours), taloms (cymbales)

Témoignages de la vie quotidienne.

Révolte contre le système esclavagiste.

 

 

Religieux :invocation des dieux(Mariémin, Madévilin )

Veillées, Léwoz, convois,

sérénades.

 

 

 

 

De janvier à août :cérémonies indous.

XXè siècle

Quadrille, Gwo ka, biguine

Trombone, clarinette,piano, saxophone

Miroir critique de la société antillaise.

Gwo ka : musique de résistance culturelle.

Défilés de carnaval, chanté Nwel,

 Chorales

Bals d’associations

L’origine du Gwo Ka

 

Le Gwo Ka remonte au temps de l’esclavage au début du XVIIè siècle.

Il trouve ses origines dans les percussions et les chants des pays de la côte ouest du continent africain (Golfe de Guinée, ancien royaume du Congo..)

A partir des musiques et des danses riches et diverses de leur pays d’origine, les esclaves ont inventé un outil pour communiquer, un art nouveau, au même titre que le créole, le Gwo Ka.

Comme toutes les musiques africaines, ce genre musical se caractérise par :

·          Sa forme répétitive,

·          L’improvisation,

·          Les mouvements physiques liés à la musique,

·          Les réponses entre un soliste et le chœur,

·          La syncope sur les temps faibles.

Le mode de vie et les genres musicaux du maître se sont greffés aux rythmes africains pour donner les sept rythmes ou danses que nous connaissons : Le Lewoz, le menndé, le Kaladja, le roulé, le Graje, le Padjenbel ou Granjanbel et le toumblack.

Chacun de ces rythmes étaient présents dans tous les moments de la vie quotidienne de l’esclave.

Le Léwoz est un rythme guerrier qui accompagnait les attaques des plantations, mais aussi une danse incantatrice .

Le Kaladja symbolise la lutte en amour.

Le Padjanbel est une danse de la coupe des cannes.

Le Toumblack reprend le thème de l’amour, la danse du ventre, la danse de la fertilité, de la terre.

Le Graje accompagne les travaux des champs.

Le Roulé est la valse de l’esclave pour charmer et singer le maître blanc.

Le Menndé est arrivé avec la venue des Congos sous contrat après l’abolition de l’esclavage. Il symbolise la fête collective, le carnaval. Il est composé lui même de six variantes dont nous ne connaissons que trois aujourd’hui : le menndé classique, la musique de mass à Congos et le rythme du mass à Saint Jean.)

Il existait aussi les chants du travail.

Cela s’appelait Kannida, chant à convoi, chant à labour introduit durant la période esclavagiste pour accroître la productivité. (« danmé la Ri », « saklé tè », « chanté la vwa bèf »etc..).

Le KA est l’âme même du peuple créole.

Dans ces rythmes, nos ancêtres esclaves ont laissé toute leur souffrance et leur révolte.

Les pratiques sociales : Swaré léwoz, veillées, Bamboula.

Les Lewoz

La swaré léwoz était un moment de rassemblement dans un but social, économique et de revendication identitaire. C’était un moment privilégié de communication, d’échange et de détente entre les gens.

A l’origine, le léwoz était organisé par des sociétés secrètes avec une organisation stricte comme en Afrique de l’ouest, en Haïti ou à Cuba, ce qui lui confère aujourd’hui un caractère profondément mystique.

Ce rythme est typique de la région de Sainte Rose, du Lamentin, de Bouillante.

Les Veillées

La particularité de la Veillée vient du fait de l’absence d’instruments. La musique est rythmée vocalement par des onomatopées appelées « boulagel », «  banjogita », « waka ».

Robert Loyson, le Moulien, en 1964 a été le premier à avoir chanté des veillées au tambour.

La bamboula

C’était l’amusement, la danse du dimanche, de fête de commune , la fête gentille autorisée et strictement réglementée par le maître. A cette époque, le Gwo Ka était interdit par crainte d’un langage qu’ils ne maîtrisait pas.

Les maîtres "KA"

 

Les séances de soutien

Deux élèves sont en soutien 2 fois par semaine et travaillent sur le thème : les Caraïbes d'île en île.

Activités d'Arts Visuels avec Melle Baltus :

De gauche à droite : silhouette d'arbre, transformation d'une image, lunes.

Rencontre avec l'écrivain Max Rippon.

Nous remercions vivement Mr Rippon d'avoir bien voulu nous faire partager l'amour de sa terre : Marie-Galante.

La participation à la semaine de l'hygiène.

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