Arawaks et Caraïbes
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Bibliographie

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Malgré leurs nombreuses différences, on peut tout de même retrouver chez les Taïnos et les Kalinas de nombreuse similitudes tant culturelles que rituelles.

L'esthétique du corps

Chez les Kalinas tout comme chez les Taïnos, on retrouve une façon de s'orner, se préparer ou de se coiffer. Ils portaient tous les cheveux longs et se coupaient ceux de devant à la moitié du front.

Pour eux, un esclave devait avoir les cheveux courts. Les rares fois où l'on pouvait voir les Kalinas ou les Taïnos porter les cheveux courts étaient les années de deuil où ils restaient une année entière comme cela. Du côté de leur pilosité, elle était pratiquement nulle. Ils se brûlaient les poils des bras et des jambes. Ils se laissaient le plaisir de s'arracher un à un les poils de la barbe avec un couteau.

Avant d'aller en guerre, les guerriers attachaient une très grande importance à leur apparence. Ils se noircissaient le corps, se cerclaient les yeux d'un cosmétique végétal appelé « génipa » et les femmes leur oignaient les cheveux pour qu'ils reluisent et qu'ils deviennent plus noirs.

 

      Les bijoux et ornements

Généralement, ils portaient des colliers faits en dents d'animaux avec des sifflets qui étaient faits d'os d'ennemis tués lors d'un combat. Leurs biceps et leurs poignets étaient ornés de bracelets de perles blanches.

Les femmes et les jeunes filles avaient autour du mollet des bracelets tissés en coton qu'elles portaient constamment. Les Kalinas ne portaient qu'un collier en métal d'une origine certaine qui était Taïnos le « karakoulis ». Ce collier en alliage d'or, de cuivre et d'argent servait de monnaie d'échange entre eux.

Alors que chez les Kalinas on parlait de « karakoulis » ,chez les Taïnos on retrouvait le « karrukulli ».

      Deux langues dans une même civilisation

Les hommes et les femmes ne parlaient pas tout à fait la même langue .En fait, cette différence vient des divisions internes de la société .

Lors de leurs nombreux contacts , pendant les guerres ou les échanges avec les groupes kalinas du continent ( l'Amérique du Sud), le vocabulaire des hommes a incorporé des mots caribes, créant un langage mixte, à la fois un moyen de communication et une façon de marquer le prestige des mâles .

Le tabac : une plante qui rend pure

Les maladies sont peu courantes chez les Amérindiens car leur corps fabrique des anti-corps qui leur permettent de survivre. Cependant, quand ils tombaient malades, ils étaient soignés par des sorciers qui connaissaient le secret des plantes.

L'une des étapes les plus importantes était la purification du corps qui était d'ailleurs la première. Cette pratique consistait à faire vomir le malade grâce à une substance faite à base de feuilles de tabac broyées.

 Ces feuilles étaient mélangées à de l'eau avant d'être inhalées grâce à un inhalateur fabriqué spécialement pour que la substance aille dans les narines.

 Le tabac était plus communément appelé « Digo » ou « Zachou » chez les Taïnos, et « Louli » ou « Itamante » chez les Kalinas.

L'arc-en-ciel, Mauvais ou Bon présage ?

Ces deux civilisations possèdent une même croyance, au sujet d'un élément naturel mais qui, pour elles, était un mauvais présage et la cause des maladies : L'arc-en-ciel. Les Amérindiens pensaient qu'au début, le monde était gris. Des mythes nous racontent qu'ils voyaient en l'arc-en-ciel la crête d'un immense serpent coloré.

 Ils disaient que les couleurs et le chant des oiseaux furent acquis en se partageant la peau de cet immense serpent.Ils le nommaient « Joulouca » (en Kalina) et croyaient que s'il était sur la mer, il était un heureux présage.

 Par contre, sur la terre, il devenait un mauvais « Chemeen » ou esprit qui sera le responsable des maladies.

Chez les Taïnos, cette croyance était traduite par les mythes des « Zémis » .

      Les danses et les chants

Parmi toutes les fêtes, il y en avait d'origine politique et religieuse. Les peuples dansaient et chantaient au rythme des tambours, des sifflets et des refrains chantés par les troupes de danseurs. Ces fêtes étaient dirigées par « l'areyto » ou « mitote » selon un ordre très rigoureux.

 Pour commencer, trois ou quatre sifflets retentissaient en même temps que les tambours qui élevaient leur sonorité progressivement. Les danseurs savaient, au rythme des tambours le chant et la danse à interpréter. Les premières danses s'effectuaient sur un ton grave et lent. Puis deux coryphées commençaient et le chœur continuait en dansant et en chantant.

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